Fiche Google d'un médecin au Maroc : le guide complet
Tapez le nom de n'importe quel confrère dans Google : l'encadré qui apparaît à droite — photos, note, horaires, itinéraire — c'est la fiche Google Business. Pour la majorité de vos patients, cette fiche est votre première consultation : ils y décident, en quelques secondes, s'ils appellent ou s'ils passent au nom suivant. Et pourtant, la plupart des fiches de praticiens marocains sont incomplètes, sans photos, parfois même créées automatiquement par Google sans que le médecin le sache.
Étape 1 — Vérifiez si votre fiche existe (et qui la contrôle)
Cherchez votre nom et celui de votre cabinet sur Google Maps. Trois cas de figure : la fiche existe et vous la contrôlez (rare) ; la fiche existe mais n'est pas revendiquée — elle affiche « Revendiquer cet établissement » ; ou plusieurs fiches coexistent (cabinet, ancien cabinet, variante du nom) — un cas fréquent qui divise vos avis et brouille Google. Notez tout ce que vous trouvez avant d'agir.
Étape 2 — Revendiquez-la
La revendication se fait depuis Google Business Profile avec un compte Google. Google vérifie que vous êtes bien le praticien : selon les cas, par téléphone, par vidéo, ou — très souvent au Maroc — par un courrier postal contenant un code, envoyé au cabinet sous une à deux semaines. Ce délai est incompressible : lancez la démarche tôt.
Étape 3 — Complétez tout, sans exception
- Nom : votre nom officiel exact, identique à vos autres fiches (annuaires, réseaux). La cohérence est le signal n°1.
- Catégorie : la plus précise possible (« Oto-rhino-laryngologiste », pas « Médecin »).
- Photos : un portrait professionnel, la façade, la salle d'attente, le plateau technique. Les fiches avec photos reçoivent nettement plus d'appels.
- Horaires : exacts et tenus à jour — y compris le ramadan et les congés.
- Services : listez vos actes réels (consultation, audiométrie, chirurgie...). C'est ce qui vous fait apparaître sur les recherches d'actes.
- Description : factuelle — formation, spécialité, langues parlées. Ni superlatifs ni promesses : la déontologie l'interdit, et Google n'en a pas besoin.
Étape 4 — Les avis : ce que vous avez le droit de faire
Les avis pèsent lourd — dans le classement Google comme dans la décision du patient. Le cadre déontologique marocain interdit la publicité, mais rien n'interdit à un patient satisfait de partager son expérience, ni à un cabinet de rendre cela simple (un QR code à l'accueil, par exemple). Trois règles de prudence : ne jamais acheter ou fabriquer d'avis (c'est détectable, sanctionnable et indigne de la profession), ne jamais solliciter de contrepartie, et répondre aux avis — positifs comme négatifs — sans jamais divulguer d'information médicale, même implicite (« votre intervention s'est bien passée » viole le secret médical).
Étape 5 — Entretenez
Une fiche est un organisme vivant : horaires exceptionnels, nouvelles photos chaque trimestre, réponses aux avis sous quelques jours, questions-réponses surveillées (n'importe qui peut y répondre à votre place !). Quinze minutes par mois suffisent — mais des minutes régulières.
L'erreur la plus fréquente
S'arrêter à Google. Votre fiche est lue en croisement avec vos fiches d'annuaires (DabaDoc, Med.ma...) : si les noms, adresses et téléphones divergent, la confiance de Google — et celle des IA qui s'en nourrissent — se dilue. La fiche Google n'est pas une île : c'est une pièce d'un ensemble qui doit raconter, partout, exactement la même histoire. C'est tout l'objet de notre pack Fondations.